Un salarié du privé a droit à 4 jours ouvrables de congé pour son mariage ou son PACS, et à 1 jour ouvrable pour le mariage d’un enfant. Ces durées sont les minima fixés par l’article L3142-4 du Code du travail. Une convention collective peut faire mieux. Jamais moins.
Règles vérifiées le 17/09/2026 sur service-public.fr, code.travail.gouv.fr et le texte des articles L3142-1 à L3142-5 du Code du travail. Chaque affirmation de cette page renvoie à sa source.
- 4 jours ouvrables pour son mariage ou son PACS dans le privé, 1 jour pour le mariage d’un enfant (article L3142-4).
- Aucune condition d’ancienneté : le droit s’ouvre dès l’entrée dans l’entreprise, en CDI, en CDD ou en intérim.
- Les jours sont payés normalement et ne se déduisent pas des congés payés (article L3142-2).
- Décompte en jours ouvrables : le samedi compte, le dimanche et les jours fériés habituellement chômés non.
- Fonction publique : 5 jours ouvrables, sous conditions jusqu’au 31/12/2026, puis accordés de droit au 01/01/2027.
Congé mariage : combien de jours selon votre situation
Un salarié du secteur privé a droit à 4 jours ouvrables pour son propre mariage, et à 1 jour ouvrable pour le mariage de son enfant : ce sont les planchers de l’article L3142-4 du Code du travail, applicables directement quand aucun accord collectif ne prévoit mieux (article L3142-5).

| Situation | Durée | Source |
|---|---|---|
| Salarié du privé, son mariage | 4 jours ouvrables minimum | L3142-4, 1° |
| Salarié du privé, son PACS | 4 jours ouvrables minimum | L3142-4, 1° |
| Salarié du privé, mariage de son enfant | 1 jour ouvrable minimum | L3142-4, 2° |
| Fonction publique d’État et hospitalière | 5 jours ouvrables, si le service le permet | Fiche F34544 |
| Fonction publique territoriale | Seulement si une délibération le prévoit | Fiche F34544 |
| Convention collective plus favorable | Plus que le minimum légal, jamais moins | L3142-4 |
C’est la réponse à la question qui revient le plus souvent : 4 ou 5 jours ? Quatre dans le privé, cinq dans la fonction publique d’État et hospitalière. Les deux chiffres circulent parce qu’ils correspondent à deux statuts différents. Le nombre de jours de congés mariage dépend du statut, pas de l’ancienneté. Ni de la taille de l’entreprise.
Ce que dit exactement le Code du travail
Trois articles commandent le sujet. Ils ne disent pas la même chose.
L’article L3142-1 ouvre le droit. Il énumère les événements : son mariage ou la conclusion d’un PACS, le mariage d’un enfant, chaque naissance, l’arrivée d’un enfant placé en vue d’adoption, certains décès, l’annonce d’un handicap, d’une pathologie chronique ou d’un cancer chez un enfant. Le congé est accordé sur justification.
L’article L3142-4 fixe les durées minimales, que la négociation collective peut relever. L’article L3142-5 rend ces mêmes durées applicables à défaut d’accord. Autrement dit, le salarié n’a jamais moins que le plancher, même dans une entreprise sans convention.
Une précision utile : cette liste est limitative. La fiche officielle du Code du travail numérique l’écrit noir sur blanc. Si un événement n’y figure pas, aucune absence spécifique n’est prévue. Le mariage d’un frère, d’une sœur, d’un parent, d’un cousin ne donne droit à rien au titre de la loi. Seule une convention collective peut créer ce congé.
Les jours se comptent en jours ouvrables
Le dernier alinéa de l’article L3142-4 le dit explicitement. Sont donc pris en compte tous les jours de la semaine, sauf le jour de repos hebdomadaire (le dimanche le plus souvent) et les jours fériés habituellement non travaillés dans l’entreprise. Le samedi est décompté.
L’exemple donné par l’administration est parlant : un salarié qui se marie un vendredi peut voir ses 4 jours décomptés sur le jeudi qui précède, le vendredi de la cérémonie, le samedi, puis le lundi suivant. Quatre jours d’absence, un seul jour de travail perdu en fin de semaine.
Le congé est payé et s’ajoute aux congés payés
L’article L3142-2 pose deux règles. Ces jours n’entraînent pas de réduction de la rémunération, et ils sont assimilés à du temps de travail effectif pour le calcul de la durée du congé payé annuel. Le même article interdit de les imputer sur le congé payé annuel. Le service-public le traduit simplement : les jours sont payés comme s’ils avaient été travaillés.
Les articles L3142-1 à L3142-3 sont classés en dispositions d’ordre public. Ni un accord d’entreprise ni un contrat de travail ne peut y déroger à la baisse.
Comment poser son congé mariage, étape par étape

La procédure tient en cinq gestes. Aucun ne suppose l’accord préalable de l’employeur. Chacun évite une discussion.
- Fixez la date civile à la mairie. C’est l’événement que le congé accompagne, et l’acte de mariage qui en sort sert de justificatif. Notre guide du passage devant l’officier d’état civil détaille le dossier et les délais.
- Vérifiez votre convention collective. Un simulateur officiel donne le nombre de jours prévu par votre branche pour chaque événement familial. Beaucoup de branches accordent plus de 4 jours.
- Prévenez votre employeur par écrit dès que la date est connue. Le Code du travail ne fixe aucun délai de prévenance ; le service-public conseille donc de déclarer l’absence dans les meilleurs délais. Un mail daté suffit et laisse une trace.
- Posez les jours dans une période raisonnable autour de l’événement. La fiche officielle demande de prendre le congé en totalité, et de ne pas être déjà absent à ce moment-là. Pas nécessairement le jour même, donc : un mariage le samedi peut se traduire par un congé le lundi suivant.
- Remettez la copie de l’acte de mariage ou de la convention de PACS à votre retour. C’est ce que prévoit la fiche Congé du salarié pour mariage ou Pacs. L’événement se justifie par tout moyen, mais ce document reste le plus simple.
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Fonction publique : 5 jours, et un nouveau cadre au 1er janvier 2027
Le régime des agents publics est distinct. Et il change bientôt. Il faut donc lire les deux états du droit.
Jusqu’au 31 décembre 2026, la fiche Autorisation d’absence pour mariage ou Pacs dans la fonction publique prévoit une autorisation spéciale d’absence de 5 jours ouvrables en fonction publique d’État et en fonction publique hospitalière, accordée si le fonctionnement du service le permet. Cette réserve compte. L’absence n’est pas de droit. En fonction publique territoriale, l’autorisation n’existe que si une délibération de la collectivité la prévoit, ce qui oblige à interroger sa direction des ressources humaines. La fonction publique d’État peut y ajouter 48 heures maximum de délais de route, rémunérées.
À partir du 1er janvier 2027, un cadre unifié entre en vigueur, décrit par la fiche Autorisations d’absence liées à la parentalité et aux évènements familiaux dans la fonction publique : 5 jours d’autorisation spéciale d’absence accordés de droit, que l’administration ne peut pas refuser, majorables de 2 jours au maximum lorsque le mariage ou le PACS impose un déplacement hors du pays de résidence administrative, en outre-mer ou en Nouvelle-Calédonie. L’absence doit débuter dans le délai d’un mois à partir de la date de l’événement, et peut être accordée par journée ou demi-journée.
CDD, intérim, temps partiel : qui y a droit
La fiche service-public est explicite sur le contrat. Il n’y a aucune condition d’ancienneté : le salarié bénéficie du congé dès son intégration dans l’entreprise, qu’il soit en CDI, en CDD ou en contrat d’intérim. Le droit s’ouvre donc aussi pendant la période d’essai, qui fait partie du contrat.
Le PACS et le mariage sont traités comme deux événements distincts. Un salarié qui a pris ses 4 jours pour son PACS peut prendre à nouveau 4 jours pour son mariage plus tard, avec la même personne. C’est écrit deux fois dans la fiche officielle.
Sur le temps partiel, en revanche, prudence : ni le Code du travail ni les fiches officielles consultées ne prévoient de règle propre. Le décompte reste en jours ouvrables, mais l’articulation avec des journées non travaillées mérite d’être cadrée par écrit avec l’employeur ou vérifiée dans la convention collective. Nous préférons le signaler plutôt que de trancher à la place des textes.
Un travailleur indépendant, un gérant non salarié ou un auto-entrepreneur ne relève pas de ces articles : le congé pour événements familiaux est un droit du salarié, prévu par le Code du travail. Il n’a pas d’équivalent pour qui n’a pas d’employeur.
Religieux, remariage, étranger : ce que les textes ne tranchent pas

Trois questions reviennent sans cesse. Aucune source officielle n’y répond directement. Voici ce qu’on peut dire sans extrapoler.
Cérémonie religieuse. Aucun des textes consultés ne mentionne de congé pour une cérémonie religieuse. Le justificatif attendu est une copie de l’acte de mariage, document délivré par la mairie. Une cérémonie religieuse célébrée seule ne produit pas cet acte. Pour une célébration séparée du passage en mairie, la pratique consiste à poser des congés payés ou des RTT, sans que cela repose sur un texte.
Remariage. Les articles L3142-1 et L3142-4 visent son mariage, sans limiter le nombre d’occurrences ni poser de délai entre deux unions. Le droit paraît donc ouvert à chaque mariage, d’autant que l’administration admet un congé pour le PACS puis un autre pour le mariage. Nous n’avons trouvé aucune source officielle qui le confirme noir sur blanc pour un second mariage : à faire confirmer par son service RH.
Mariage célébré à l’étranger. Là encore, silence des textes. L’événement se justifie par tout moyen selon la fiche officielle, et le justificatif logique reste l’acte de mariage. Les formalités de transcription auprès du consulat relèvent de l’état civil, pas du droit du travail : à instruire séparément.
Si le mariage tombe pendant vos congés payés
C’est le piège le plus coûteux. Il est bien documenté. La fiche officielle sur un événement familial survenant pendant les congés payés pose le principe : les congés payés ne sont pas prolongés, et le salarié n’a pas droit à des jours d’autorisation d’absence. Aucune indemnité compensatrice n’est due pour les jours perdus.
La fiche des modalités de prise dit la même chose autrement : pour bénéficier du congé, il faut ne pas être déjà absent. Et pour le mariage d’un enfant, le service-public est catégorique : un salarié déjà en congé ce jour-là ne peut pas en bénéficier. Seule une convention collective plus favorable peut y déroger.
Conséquence pratique au moment de bâtir son rétroplanning mois par mois : posez d’abord le congé mariage, ajoutez ensuite les congés payés autour. L’ordre inverse fait perdre quatre jours payés.
Si l’employeur refuse
Le congé pour mariage relève de l’ordre public, et l’article L3142-3 organise le recours : en cas de différend, le refus de l’employeur peut être contesté directement devant le conseil de prud’hommes, statuant selon la procédure accélérée au fond. Cette version du texte s’applique aux demandes introduites depuis le 1er janvier 2020.
Avant d’en arriver là, le réflexe utile est écrit : demande par mail, réponse par mail. Un refus verbal ne laisse aucune trace. Or c’est la trace qui compte devant le conseil. Le service RH ou un représentant du personnel règle l’affaire dans la grande majorité des cas.
Convention collective : le vrai levier
Les 4 jours sont un plancher. Pas une norme. L’article L3142-4 confie la durée à la négociation collective, qui ne peut que l’augmenter. La hiérarchie est rappelée par le Code du travail numérique : si un accord d’entreprise traite du sujet, c’est lui qui s’applique ; si seule une convention de branche le traite, c’est elle ; si les deux existent, l’accord d’entreprise prime. Et un texte conventionnel ne s’applique que s’il est au moins aussi favorable que la loi.
Le seul conseil sérieux consiste donc à lire sa propre convention, ou à passer par le simulateur officiel qui affiche le nombre de jours prévu par branche pour chaque événement familial. Nous ne citons ici aucune durée conventionnelle : les chiffres qui circulent d’un blog à l’autre sont souvent périmés ou attribués à la mauvaise branche.
Une fois vos dates posées

Quatre jours ouvrables, c’est court. Sur les mariages que nous équipons, les couples qui s’en sortent le mieux gardent le jeudi pour la logistique et le lundi pour le rangement, plutôt que de tout concentrer sur le week-end. Le reste se joue sur l’anticipation du coût réel d’un mariage et, quand l’enveloppe est serrée, sur les arbitrages décrits dans notre guide pour recevoir sans exploser l’enveloppe. Côté invités, la question du cadeau se règle avec le barème par profil.
Reste l’animation. Nos bornes photo tournent en libre-service toute la soirée, avec tirages illimités : voir l’animation photo de mariage.
Questions fréquentes sur le congé mariage
Combien de jours de congés pour un mariage ?
Quatre jours ouvrables minimum pour son propre mariage dans le secteur privé, et un jour ouvrable pour le mariage d’un enfant. Ces durées sont fixées par l’article L3142-4 du Code du travail et s’appliquent directement à défaut d’accord collectif plus favorable.
Congé mariage : 4 ou 5 jours ?
Quatre jours dans le secteur privé, cinq dans la fonction publique d’État et hospitalière. Les deux chiffres sont exacts, ils ne concernent pas le même statut. Une convention collective peut porter le congé à plus de quatre jours dans le privé.
Faut-il de l’ancienneté pour poser un congé mariage ?
Non. Le service-public précise qu’il n’existe aucune condition d’ancienneté et que le congé s’ouvre dès l’intégration dans l’entreprise, en CDI, en CDD ou en contrat d’intérim. La période d’essai ne fait pas exception.
Le congé mariage est-il payé ?
Oui. L’article L3142-2 du Code du travail interdit toute réduction de rémunération pendant ces jours, qui sont assimilés à du temps de travail effectif. Ils ne peuvent pas être imputés sur les congés payés annuels.
Le samedi compte-t-il dans les jours de congé mariage ?
Oui, le décompte se fait en jours ouvrables : tous les jours de la semaine sauf le repos hebdomadaire, en général le dimanche, et les jours fériés habituellement chômés. L’exemple officiel compte jeudi, vendredi, samedi et lundi pour un mariage célébré un vendredi.
Quel justificatif fournir à l’employeur ?
L’événement se justifie par tout moyen. En pratique, le salarié remet à son retour une copie de l’acte de mariage ou de la convention de PACS, comme l’indique la fiche service-public.
Ai-je droit à un congé pour un mariage religieux ?
Aucun texte officiel ne prévoit de congé attaché à une cérémonie religieuse. Le justificatif demandé est l’acte de mariage délivré par la mairie, qu’une célébration religieuse seule ne produit pas. Pour cette journée, il reste les congés payés ou les RTT.
Ai-je droit à un congé pour le mariage de mon frère ou de ma sœur ?
Pas au titre de la loi. L’article L3142-1 énumère les événements ouvrant droit à congé, et le mariage d’un frère, d’une sœur ou d’un parent n’y figure pas. Seule une convention collective peut prévoir cette absence.
L’employeur peut-il refuser le congé mariage ?
Le droit au congé, sa procédure et sa rémunération relèvent de l’ordre public. En cas de différend, l’article L3142-3 permet de contester le refus directement devant le conseil de prud’hommes, selon la procédure accélérée au fond.
Que se passe-t-il si le mariage tombe pendant mes congés payés ?
Les congés payés ne sont pas prolongés et aucun jour d’absence supplémentaire n’est dû, sans indemnité compensatrice pour les jours perdus. Il faut donc poser le congé mariage avant de placer ses congés payés autour.